Sacha Noyé teste le restaurant Caviar and Bull à Budapest : « J’ai adoré jouer l’influenceuse à deux demi-millions de followers »

Lors d’une petite escapade hongroise, on s’est laissés tenter par le Caviar and Bull. Notre pointilleux Sacha Noyé donne ses impressions…

 

On commence par le commencement histoire d’être clair : le Caviar and Bull est un endroit au fort potentiel. Une arborescence de petits goûts voluptueux et des textures rafraîchissantes. Je recommande pour les petits budgets aux papilles curieuses comme moi, le menu Contemporary (qui est d’ailleurs consommé au moment même où j’écris cet article).

Nous sommes une soirée d’Août, et j’en suis déjà à la 4ème partie de cette valse aux saveurs composé de 8 danses. Le service est impeccable même si à mon goût tout le cérémonial de la serviette sur les genoux peut devenir assez pompeux et envahissant. Mais je me dis que j’ai peut-être réussi à un peu stresser les serveurs par toutes mes demandes et questions… Anecdote parfaite : lorsque j’ai voulu lire le descriptif au dos de mon vin chilien Réserva Mas Andres, ils sont tout de suite arrivés pour me prendre la bouteille des mains en croyant que je voulais me servir moi-même (certainement pas !). Honorable en soi, car il y a une véritable volonté de subvenir aux moindres désirs du client, mais peut être que cette volonté devrait se limiter aux simples « besoins » : j’aime m’essuyer seul. Un bref coup d’œil sur le décor et je me dis que le cadre n’a rien de particulier. Les chaises sont beaucoup trop confortables, la table un peu haute, et même la musique est inadaptée. Populaire, électrique des clubs pour ados, du simple Hotel Costes aurait suffit.

J’ai comme la sensation qu’il y a cependant un décalage entre l’ambiance musicale et les plats. Et oui si les goûts musicaux sont discutables, les plats ne le sont pas ! Il est offert en amuse-bouche une cuillère d’une sphère moléculaire, qui lorsque on croque dedans, se brise en une explosion d’olive qui jouit dans la bouche. Merveilleux ! Sinon, le pain est français, que dire ? Ça m’avait manqué. On enchaîne avec un léger carpaccio de bœuf qui donne une sensation agréable de manger un met, ni de terre ni de mer.

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Mine de rien, on arrive assez vite à satiété. Ce menu est sincèrement généreux (bon surtout que j’admets avoir adoré ce fameux pain avec son beurre en mousse à l’ail, et qu’il fut souvent appelé à comparaître à mon jugement). Le temps passe et j’en suis maintenant au 3èmeplat : du poisson. Excellent, tout fonctionne. J’y aurais juste ajouté du sel, mais ça aurait été comme écrire sur le dessin de quelqu’un d’autre, alors qu’il n’est laqué que pour être regardé avec les yeux. Finalement on termine par le dessert « Tea time », appelé aussi « Eat me » sur le menu (en référence à Alice au pays des merveilles), où tout se mange, même les emballages.  Une descente en douceur, avec du sucre, du fruit des couleurs, et de la crème…

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En conclusion, le Caviar and Bull est un restaurant pas plus intéressant que les autres mais il vaut le détour. Un peu cher quand même et j’avoue que j’ai connu mieux. Mais comme je m’ennuyais j’ai décidé d’écrire à son sujet, et comme je me savais observé j’ai adoré jouer l’influenceuse aux demi-millions de followers. Ils m’ont même fait visiter la cuisine et m’ont demandé mon avis autour d’une coupe de champagne, offerte par la maison naturellement !

SIGNATURE

©cc/caviarandbull

 

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