EDITO : Dans la famille de la barbarie, je demande l’homophobie

Dans la famille de la barbarie, je demande l’homophobie.

Récemment, je suis tombée sur un article du Parisien : « Russie : une militante LGBT, Yelena Grigorieva, tuée à l’arme blanche ». En lisant ce simple titre, la haine est montée jusqu’à mes yeux, qui étaient à deux doigts de saigner. J’aimerais tout d’abord poser une simple question… À quel moment défendre le droit de s’aimer est-il un crime ? Certains me répondront « Parce-que l’homosexualité est contre-nature, deux hommes ou deux femmes qui s’aiment ce n’est pas normal ». Je me permettrais alors de vous poser deux autres questions. Pour commencer « Qu’est ce que la normalité ? ». Et ensuite « Dans le monde dans lequel on vit à l’heure d’aujourd’hui, est-ce que sincèrement, il n’y a pas de réels problèmes de société à traiter ? Pourquoi se préocupper de ce qui se passe chez les autres ? Parce que ça choque ? Parce que c’est « dégueulasse » ? Sérieusement. Un homme et une femme qui s’emballent dans la rue, à tel point qu’on a envie de leur payer une chambre d’hôtel, vous ne trouvez pas ça « dégueulasse » ? ». « Mais non, parce que c’est normal et ça c’est la nature. »

Mais bon Dieu ! À quelle époque vivons-nous ? Des pédophiles et des violeurs courent les rues du monde entier, le trafic d’êtres humains augmente chaque jour aux quatre coins du globe, des familles se font atomiser dans des pays en guerre. Et certains se préoccupent de la communauté homosexuelle parce que ça les dérange ? N’y a-t-il pas des choses plus alarmantes en cette époque sinistre, sur lesquelles il faudrait véritablement s’attarder ?

Le monde va si mal qu’on en vient à s’en prendre à la vie d’une femme qui ne fait que défendre les droits d’une communauté diaboliquement discriminée voire pestiférée dans certaines régions du monde.

Tuer est un crime. Défendre est un honneur et un droit humain qui ne devrait pas être menacé. L’homosexualité existe depuis toujours. Dans l’empire perse, à l’époque de l’antiquité, les rois avaient des rapports sexuels avec des hommes. Des eunuques exactement. Durant la Grèce antique, la bisexualité était quelque chose de spontanée. On parlait « d’aimer la beauté humaine ». Les dieux eux-mêmes, notamment Zeus et son amant Ganymède se faisaient la cour. Voilà une citation que n’importe qui pourrait retrouver chez notre cher ami Wikipédia : « il n’y a pas de comparaison entre deux choses ; certains aiment l’une, certains aiment l’autre ; j’aime les deux ». Avant, les hommes choisissaient leur partenaire non pas en fonction de leur genre, mais plutôt en fonction de leurs qualités personnelles. Alors oui, à cette même époque, les guerres étaient sanglantes et tout n’était pas tout beau, tout rose. Mais en revanche, le respect d’autrui semblait un peu plus au rendez-vous qu’en 2019, alors qu’on fait en sorte d’évoluer sur tellement de points… À quoi ça sert d’avoir toutes les nouvelles technologies si elles ne servent pas même à nous documenter un minimum et agrandir notre ouverture d’esprit étroite comme un wagon de la ligne 13 ?

Cessons de nous entretuer comme des sauvages et apprenons à nous aimer, ou du moins à nous respecter et nous tolérer. C’est tellement cliché et bisounours mais la vie est trop courte pour éprouver de la haine envers des individus qui ne nous ont rien fait et qui ne font qu’être eux-même, être NORMAUX !

Pauline Knaff

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