Rencontre avec Roxanne Hemery, fondatrice de la Yellow Cube Gallery

C’est pleine d’enthousiasme que Roxanne Hemery, artiste peintre, ouvre la Yellow Cube Gallery dans le 13èmearrondissement de Paris. On est partis à la rencontre de la pétillante jeune femme histoire d’en découvrir un peu plus sur cette nouveauté dans le monde de l’art

 

Make it mooove : Salut Roxanne ! Si tu commençais par nous dire comment t’es venue l’idée de créer ta propre galerie ?

Roxanne Hemery : C’est une idée qui naviguait d’une façon assez abstraite dans ma tête depuis longtemps. J’ai toujours été passionnée par l’art, d’aussi loin que je me souvienne mais j’avais du mal à me positionner. Être artiste ou observateur de l’art ? J’ai eu la chance d’avoir plusieurs expériences dans le milieu en faisant les deux, et ainsi de mettre à profit mes compétences en tant qu’artiste (c’est mon cursus d’études) mais aussi de galeriste. De ce fait, je me suis rendue compte qu’à aucun moment j’avais l’obligation de faire un choix. D’une façon, peut-être un peu utopiste, je voulais pouvoir mettre en avant des artistes et des projets qui me tiennent à cœur. La seule solution pour avoir cette liberté était de monter ma propre galerie. Et puis un beau jour, tout à fait par hasard, je suis tombée sur ce local. Je l’ai visité et je me suis lancée !

On sait que tu viens juste d’ouvrir, est ce que tu peux nous expliquer comment ça s’est passé à partir du moment où tu as eu le local jusqu’à l’ouverture ? 

C’était dur je ne vais pas mentir ! J’ai eu beaucoup de mauvaises surprises, et psychologiquement ce n’était pas facile. Et aussi de voir tout le monde en vacances, en train de parcourir le monde pendant que mes seules aventures se passaient à Leroy Merlin et Casto’… (rires) Mais je ne me plains pas ! J’ai été très chanceuse, j’ai vraiment eu droit au soutien de ma famille et de mes amis, ce qui a été primordial pour finir les travaux. Je ne les remercierais jamais assez !

Tu es jeune, c’est ambitieux de te lancer seule dans cette aventure, comment tu le vis maintenant que c’est du concret ?

Je le vis extrêmement bien ! Je suis « légèrement obsessionnelle » il peut arriver que ce soit flippant parce que je suis juste trop excitée de pouvoir porter ce projet et travailler avec des artistes (rires) ! Mais j’insiste : je suis extrêmement heureuse.

« Yellow Cube » : c’est funky, minimaliste, plutôt frais comme nom. Tu nous explique sa signification ?

En fait c’est en relation avec l’histoire du « white cube », l’appellation internationale et commune de la galerie d’art. Et le jaune car c’est la couleur de l’action et je voudrais en faire un lieu qui a cette notion comme leitmotiv. Et puis c’est du soleil, de la chaleur et de la lumière…(rires) et dans une ville grise comme Paris on a bien besoin.

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Comment définirais-tu le concept de ta galerie ?

« Le jeune art, le jaune art. » (rires). En fait c’est une galerie avec une sensibilité pluridisciplinaire. La photographie, la peinture abstraite, figurative, l’écriture, la performance, l’installation, la sculpture… On est vraiment sur quelque chose qui vise la mise en valeur de plusieurs approches culturelles de ce qu’est l’art et le concept veut que ce soit un focus sur la nouvelle génération d’artistes que ce soit ceux d’ici, ou les internationaux .

Comment tu trouves les artistes à exposer ? Tu réfléchis en termes de thématique ou plus au coup de cœur ?

Je travaille avec les concepts des artistes en qui je crois beaucoup et dont j’ai envie de parler. Mais il m’arrive également de travailler avec des thèmes bien précis, ce qui n’empêche pas de travailler au coup de coeur. D’ailleurs « Spoiler alert » ! (rires) Yellow Cube participera à « Expolaroïd » le festival de la photographie instantanée. Il y aura aussi une semaine dédiée au fanzines et livres d’art. Puis un mois qui rassemblera des artistes du milieu du street art.

Du coup quels artistes sont programmés dans les temps prochains dans la Yellow Cube ?

La prochaine exposition sera autour d’une artiste de talent, Camille Witt. Une jeune française résidant à Paris, illustratrice des temps modernes. Elle nous présente ses dessins de scènes quotidiennes. Le vernissage est d’ailleurs prévu le 5 octobre.

 

On a vu qu’il y avait un côté style librairie/magazine : tu nous explique ?

Oui effectivement, en fait le but c’est de générer un dialogue entre les expositions et ouvrages. De pouvoir vraiment mettre le spectateur dans une immersion totale. Tous les ouvrages, livres et autres, sont autour de l’univers de l’art et sont choisis par mes soins. En fait je veux créer un lieu où on peut réellement échanger, dialoguer et surtout partager.

Roxanne, l’interview touche à sa fin, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?

De continuer à rêver, de créer et de pouvoir partager ma passion avec un plus grand public.

Ton mot de la fin ?

Mon mot de la fin sera un conseil : restons jaunes ! Sous- entendu : « Restons jeunes ! ». (rires)

Pour retrouver les informations relatives aux expositions et à l’actualité de la Yellow Cube Gallery, rendez-vous sur les réseaux sociaux :

Facebook / Instagram

Nawal.B 

©cc/yellowcubegallery

 

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