Randy « Bring da Noise » : « Nous c’est les kain-ry. On vise les States ! »

 Bring da Noise, ou un nouveau label plein d’ambition. À sa tête : Randy, un jeune beatmaker de 27 ans, qui compte bien s’exporter outre-Atlantique. Bercé depuis son enfance par le Hip-Hop US, il expose son parcours, son style, et ses projections.

Make it mooove : Salut Randy ! Tu es beatmaker, producteur, ingénieur du son mais aussi à l’initiative du projet Bring da Noise. Est-ce que tu peux nous en parler ?

Randy BDN : Bring da Noise, c’est le nom du label que j’ai repris en 2015. En fait je l’ai intégré en 2013 alors que j’étais rappeur. Initialement c’était un collectif de beatmakers qui s’étaient réunis pour le former. Ça s’est vite essoufflé dans le sens où il n’y avait plus grand-chose qui se passait. J’ai rencontré d’autres personnes qui faisaient de la prod et on a vraiment relancé le label avec un EP, en 2016. À l’heure d’aujourd’hui on est six : trois beatmakers, deux artistes et une autre personne qui fait… tout. (rires)

 À la base tu rappais, maintenant tu passes de l’autre côté : c’est toi qui fait les instrus et qui produit d’autres artistes. Comment ton parcours dans la musique s’est agencé  ?

Quand j’avais dix ans j’ai sorti mon premier titre, « MC Randii », et j’ai enchaîné dans le rap pendant pas mal d’années. Au bout d’un moment, je n’ai plus eu l’envie de continuer dans le rap et mon intérêt pour la création de prod s’est développé en parallèle. À la base je viens de Metz, et quand je suis arrivé à Paris j’ai fait une école d’ingénieur du son. C’est là que je m’y suis mis plus sérieusement. Donc tous ces éléments combinés au fait que je rencontre d’autres beatmakers et que Bring da Noise ne faisait plus grand-chose… Je me suis dit « Non mais en fait on est chauds, donc faut faire quelque chose ! ». Et voilà ! Maintenant on travaille tous ensemble, on produit des artistes, on vend nos prods…

Est-ce que tu peux nous parler de la direction artistique de Bring da Noise ?

Ce qu’il faut savoir c’est que nous on est vraiment un label spécialisé dans le Hip-Hop. On propose surtout du r’n’b, du rap, et de la trap futuriste, même si sur l’EP qu’on a sorti on était quand même un peu plus ouverts. Pour l’instant en termes de production on est vraiment focalisés sur nos deux artistes, Eezel et Mayböw. Ils sont déjà très chauds par eux-mêmes, mais le but c’est de les pousser le plus loin possible. Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est vraiment une collaboration entre notre vision de producteurs/beatmakers et leurs univers respectifs.  Après, on a toute la dimension où on commercialise nos instrus sur notre site internet pour que des artistes puissent poser dessus.

Justement, quand on est beatmaker, mais aussi producteur comment on se place vis-à-vis d’un artiste ? Est-ce que ces deux aspects de ta personnalité sont dissociables ?

C’est différent. Le producteur ça peut juste être le mec qui met des thunes et qui a une vision pour un artiste, dans un certain cadre. Alors que le beatmaker va être là lors de la production du son et il peut aller plus loin et vraiment proposer un contenu et un concept. Donc en fait, ça dépend des projets auxquels je participe. Parfois je suis l’un, parfois je suis l’autre et parfois les deux.

Quelles sont tes ambitions à l’heure d’aujourd’hui ? Et pour Bring da Noise ?

Nous on a une patte musicale qui est beaucoup plus US que française. Et du coup, le projet c’est de s’exporter. Nous c’est les kain-ry, on vise les States ! (rires) Partant de là, sur le long terme, on aimerait bien signer un gros artiste. Pour l’instant on fait les choses à notre échelle, mais c’est notre challenge. En ce qui me concerne, je me vois bien travailler sur des projets musicaux, entre les États-Unis et la France.

Pourquoi cet engouement pour l’Amérique ?

Parce que j’ai toujours baigné dans la culture Hip-Hop américaine. Mon père dansait, mon oncle aussi, j’écoutais du Jay-Z, du Common. C’est seulement quand je suis venu à Paris, que j’ai commencé à m’intéresser à ce qui se faisait en France. Après c’est aussi parce qu’en 2016 j’avais signé avec une boîte d’édition qui s’appelle Next Play Music Group, et là j’ai été amené à faire des prods pour des gros rappeurs américains. Quand je regardais mes mails et qu’on me disait qu’il fallait que je créé quelque chose pour des Rick Ross ou des Young Thug, je me disais : « Va falloir que je prod de ouf et que je prod bien ! » (rires). Ça me vient de là.

Alors du coup comment on fait pour travailler avec les américains quand on est français ?

C’est simple, on a un manager qui a tous les contacts aux States et qui fait les placements ! (rires) Après je suis toujours en contact avec Next Play Music Group, et je travaille encore avec eux sur certaines choses.

C’est la fin de l’interview, on te laisse le dernier mot.

R. BDN : Réussite ou pas je resterai dans la musique ! Même à 90 ans je ferais de la prod !

 

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Nawal. B

©cc/randypastel

 

 

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